Quand je suis vraiment moi-même, je suis très différent, mais cela ne m’arrive qu’exceptionnellement." (Otto von Horvath)
2 novembre 2016 23:23:46
J’essaye de tenir à jour une sorte de répertoire général des formes d’action et de protestation. A la date du jour, j’ai dégoté ça :
2 novembre 2006. Un militant antinucléaire se suspend à un lampadaire à Bure (Meuse) pour demander la relaxe de quatre autres militants à qui l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) demande des dommages et intérêts :
“Pour les quatre de Bure, on veut la relaxe” peut-on lire sur la banderole tenu par cet homme, perché sur un lampadaire devant les locaux de l’Andra à Bure. « Il compte y rester tout le temps qu’il pourra", indique aux gendarmes et aux journalistes Rachel Mauguet, membre du Collectif d’action contre l’enfouissement des déchets radioactifs (Cacendr) de Nancy.
[…] nul n’a besoin de recourir à une expérience de pensée : s’il y a jamais eu un fait qu’aucune personne sensée ne pense à mettre en doute, c’est bien que l’aspect présenté par la terre actuellement est pour une grande part le résultat des activités conscientes de l’espèce humaine. Certes, c’est un simple “fait empirique”, et on pourra toujours lui opposer facilement des expériences de pensée démontrant que les mêmes choses auraient pu être accomplies par des zombies ou par des tremblements de terre ou que sais-je encore. Sans doute, cela aurait pu être le cas. Mais tout ce que nous savons par ailleurs nous assure qu’il n’en a pas été ainsi et que donc la présence ou l’absence de la conscience produit des différences au niveau de la structure physique de l’univers.
Jean-Marie Schaeffer, La fin de l’exception humaine (2007)
Bon j’ai presque abouti l’amorçage. Voyons ce qui défile en mémoire vive… Tiens, le portail des agences sanitaires :
http://www.sante.fr/
chroniquer le changement climatique
COP 21. Après avoir reçu une traduction des oeuvres complètes de Bruno latour en langue des signes, Koko s’adresse aux humains :
Lors de la COP21, il a été convenu qu’il faudrait y consacrer près de 100 milliards par an.
« En investissant pour sauver le climat, les banquiers sauveront-ils les banques ? », TheConversation-France, 25 octobre 2016
Pas de marche pour le climat à Paris à cause de l’état d’urgence décrété par le chef d’Etat de l’année 2016 mais il y en aura partout dans le monde. On m’a passé ce lien
http://globalclimatemarch.org/en/
Le climatoscepticisme, objet de prédilection de l’agnotologie, est un thème inépuisable :
Face au climato-sceptique Donald Trump, le choix est vite fait.
« Climat : Hillary Clinton, des ambitions et des doutes », Novethic, 25 octobre 2016
Le sens de cette proposition a quelque chose du muge.
Un informateur m’a dit de regarder spécialement du côté de l’Inde… Voyons :
Ce pays représente aujourd’hui près de 36 % des investissements mondiaux, avec un taux de croissance annuel moyen de 38 % depuis 2004 ! L’Inde (10,2 milliards de dollars d’investissements) et le Brésil (7,1 milliards) complètent le panorama des émergents dans les ENR.
« En investissant pour sauver le climat, les banquiers sauveront-ils les banques ? », TheConversation-France, 25 octobre 2016
Ces perspectives « plus optimistes » s’expliquent « par l’évolution des politiques, en particulier dans trois pays », les Etats-Unis, la Chine et l’Inde, où l’Agence a relevé ses prévisions, a précisé Paolo Frankl, directeur de la division Energies renouvelables à l’AIE lors d’une conférence téléphonique, citant également le Mexique.
« Les énergies renouvelables vont croître plus vite que prévu d’ici… », TECHNIQUE DE L’INGENIEUR, 25 octobre 2016
L’évolution dépendra principalement de l’utilisation que feront la Chine et l’Inde du charbon en 2060.
« Prospective : Panorama mondial de l’énergie d’ici 2060 », TECHNIQUE DE L’INGENIEUR, 25 octobre 2016
À l’instar du Brésil ou de l’Inde, c’est même l’un des points clefs de sa contribution soumise à la COP21.
« Mobilité électrique, énergie solaire et reboisement : comment la Chine s’efforce de passer au vert », TheConversation-France, 01 novembre 2016
L’avenir de planète ? Je ne suis pas voyant cher nordique… C’est difficile de lire dans le futur quand il n’est pas engagé explicitement ! Mais j’ai ceci :
7 octobre 2016 : La France a construit depuis les années 80 un cocktail règlementaire et social délétère qui entraîne tout le pays vers le déclin – un travail parmi les plus couteux des pays développés (avec des produits et services moyen de gamme de plus en plus difficiles à vendre) – un travail conflictuel, complexe, dégradé et bien peu stimulant pour nombre de travailleurs (la formation étant un voeu pieux avec la réforme Hollande de 2014 qui l’a fait plonger) – une incapacité notoire de nombreux Français à accepter le monde tel qu’il est, le changement social et économique, l’adaptation permanente des travailleurs aux besoins de l’activité (le travail n’est plus ni sûr, ni stable, ni prévisible à moyen terme mais le code du travail partait du principe qu’on travaille 40 ans dans la même entreprise en progressant à l’ancienneté) Nombre de Français mettent plus d’énergie et de talent à nier l’évidence de ces changements qu’à participer au renouveau de notre pays (leurs anciennes croyances en seraient trop ébranlées) Pour créer des richesses dans notre pays et redonner espoir à ceux qui s’apprêtent à ne pas voter (ou n’importe quoi) il faut rappeler : – que seul le travail paie (et doit payer, y compris très bien pour ceux qui prennent des risques entrepreneuriaux) – que l’activité n’est jamais définitivement acquise et qu’il faut évoluer avec elle – que le monde industriel stable du XX ème siècle s’est largement déplacé vers d’autres cieux et que ce n’est plus guère de force de travail dont ont besoin les entreprises (l’ex main d’oeuvre) mais de travailleurs très qualifiés, mobiles, motivés et capables de changer – que si la France sortait de l’Euro, de l’Europe et de son marché intégré, celle-ci serait nue, isolée et sans plus aucune force ni poids économique, social ou même culturel (sur une planète qui compte 7 milliards d’habitants nous représentons un frèle navire) – que les Français doivent retrouver le goût du risque et de l’entreprise (sans entrepreneur plus de richesses ni d’avenir).
« La France n’est plus compétitive et la gauche y est pour beaucoup », Agoravox, 07/10/2016

