J’éprouve /VAR=VarParfois un moment de solitude
16 août 2016 23:19:2
Mal Waldron, "Al ALone"
$phadt.+solitude
C’est assez amusant les éphémérides. Je lis que le 16 août 1990, le grand rabbin d’Israël autorise les juifs ultra-orthodoxes à se raser la barbe en cas d’attaque chimique afin de pouvoir porter un masque à gaz.
(Je rappelle que l’Irak a envahi le Koweit quelques jours auparavant).
En faisant intrusion dans la structure qu’il compte étudier, le chercheur devient, comme tous ses outils, lui-même en partie objet de son étude ; il faut accorder à " en partie objet " une double signification : il n’est, comme tout instrument d’enquête, qu’une partie de l’ensemble étudié ; mais de la même façon ce n’est qu’une partie de lui-même, extériorisée sous forme d’outil, qui pénètre dans le monde objectal de son étude.
Edgar Wind, " Some Points of Contact between History and Natural Science", in Philosophy and History (1936)
Un lecteur attentif m’a dit que j’étais une sorte d’installation machinique
chroniquer le changement climatique
COP21 – Marlowe envoyé spécial. J’ai suivi les premiers discours au Bourget, le défilé des chefs d’État et de gouvernement. Lesquels ont tenu des propos tous plus engagés les uns que les autres en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique et d’un monde plus durable. Il semble régner une telle unanimité qu’on se demande pourquoi l’accord n’est pas déjà signé !
Pas de marche pour le climat à Paris à cause de l’état d’urgence décrété par le grand justicier de l’Afrique (Mali, Centrafrique etc) mais il y en aura partout dans le monde. On m’a passé ce lien
http://globalclimatemarch.org/en/
Surgira l’époque, après l’anthropocène, l’ère du computalocène, dans laquelle l’armée des machins numériques aura une force géologique suffisante pour mettre vraiment le fatras ! Dans l’attente, survivez déjà à l’anthropocène :
La « renaturation » d’espaces urbains traduit ainsi concrètement le paradoxe du rapport socio-individuel à la nature : si, à l’échelle globale, les interactions entre société et nature sont particulièrement intenses – jusqu’à évoquer une nouvelle ère géologique, l’anthropocène, dont les dérèglements climatiques porteraient l’empreinte -, en même temps la distance entre la plupart des citadins et la nature concrète s’impose plus que jamais.
« Comment on « végétalise » les villes », TheConversation-France, 16 août 2016
Nous avons fait le tour de la question… Il est souhaitable de changer d’angle d’attaque.
« Dans des moments difficiles, on attend d’une conférence internationale qu’elle prenne des décisions courageuses et visionnaires. L’accord de Paris est très en dessous du changement de cap requis. » (Maxime Combes, économiste, membre d’Attac France)
L’avenir de planète ? Je ne suis pas voyant monsieur l’interrogateur… C’est difficile de lire dans le futur quand il n’est pas engagé explicitement ! Mais j’ai ceci :
« L’oeuvre de George Orwell fait écho à notre besoin d’éclairer l’avenir, d’indiquer des caps, d’avoir une vision large et longue. Face à l’urgence de la crise, la dictature de l’immédiateté est en train d’écraser toute réflexion profonde et stratégique. Celle-ci se fait notamment dans les universités, mais ces dernières sont coupées du grand public et des acteurs politiques. La littérature est un moyen efficace de porter cette réflexion longue sur la place publique et de mobiliser les opinions. Dans 1984, Orwell avait prédit que le monde serait divisé en trois gigantesques empires Océania, Estasia et Eurasia, qui se feraient la guerre en permanence pour dominer la planète. Aujourd’hui, les Etats-Unis, l’Europe occidentale et la Chine se disputent le pouvoir mondial. Mais un quatrième concurrent décidé et intelligent émerge et progresse de manière spectaculaire. Il s’agit du totalitarisme islamique. » (Boualem Sansal, septembre 2015)

