Puisque l’aube grandit, puisque voici l’aurore, puisque, après m’avoir fui longtemps, l’espoir… J’ai oublié la suite mais je me sens d’humeur poétique ce matin.

24 novembre 2015 7:42:32

Voici, à titre indicatif, une partie du programme du mois de novembre : Je peux vous parler de méthode, de Dieu, d’intelligence artificielle, de Turing, de Primo Levi, de recettes de cuisine, de Sarraute, de Pinget, de Perec, de Queneau, de Deleuze, de Ducrot, de Patasociologie, du sous-commandant Marcos, de Christopher Marlowe, de William Shakespeare, de haïku de printemps, des techniques de réfutation, du financement de Prospéro, de sport, d’actualité politique, de prophétie de malheur, du CREA, d’humour et d’ironie, de jeu de go, et même de sexe… oui de sexe… bon et puis quand même un peu de jardinier ou de Journal de l’Environnement ou de carbone publié…

L’énoncé de fiction n’est ni vrai ni faux (mais seulement, aurait dit Aristote, " possible "), ou est à la fois vrai et faux : il est au-delà ou en deçà du vrai et du faux, et le contrat paradoxal d’irresponsabilité réciproque qu’il noue avec son récepteur est un parfait emblème du fameux désintéressement esthétique.

Gérard Genette, Fiction et diction (Paris, Seuil, 1991, p. 20)


J’ai de plus en plus de structures à charger, c’est affolant… Je fais ce que je peux pour diminuer le temps d’attente…
Patience !

La chronique qui suit est complètement originale

Ce 16 novembre 2015 je cause d’Ecologie politique, à travers la catégorie « Discours Ecologique », qui réalise ce jour un score de 188 avec des représentants, en arrangeant la liste par ordre décroissant, comme environnement, énergies renouvelables, forêts, empreinte carbone, la nature, recyclage, Terre, écologie, Nature, vélo, bilan carbone, biodiversité, développement durable, éco-conception, éoliennes … Quelques titres éloquents :

Actu Environnement, « Articuler la déforestation avec la question du climat et du développement socio-économique des pays du Sud » :

Moise Tsayem DemazeEnseignant-chercheur à l’université du Maine, (laboratoire ESO Le Mans), responsable de plusieurs projets de recherche sur les mécanismes émergents de gestion dite durable des forêts tropicales Actu-environnement : Pourquoi n’y a t-il pas de convention sur la gestion durable des forêts dans le cadre de la lutte contre le changement climatique ? Moise Tsayem Demaze : La réponse remonte à la conférence de Rio de 1992.

Il avait été notamment prévu qu’une convention soit adoptée sur les forêts, en particulier tropicales, pour traiter la question de la déforestation dans les pays en développement.

Après de nombreux débats, l’adoption de cette convention spécifique a échoué : les pays en développement considéraient en effet que la gestion des forêts relevait de leur souveraineté.

Reporterre, « Jardin partagé, ressourcerie et insertion  : quand l’écologie aide aussi à mieux vivre » :

Certaines associations agissent pour l’environnement tout en favorisant le bien-être et l’insertion des habitants des quartiers populaires.

On a des rythmes, la nature aussi.

À la Maison bleue, on est attentifs à être bien avec soi, avec les autres et avec la nature.

AFP, « Greensburg, quand le vent tourne au pays du pétrole » :

Soudain, des géants blancs découpent la ligne d’horizon : une dizaine d’éoliennes, qui viennent briser la monotonie des grandes plaines céréalières du Kansas.

« Le vent qui nous a détruits est aujourd’hui celui qui nous éclaire », poétise Bob Dixson, le maire de cette petite ville devenue un modèle de développement durable après avoir été quasiment rayée de la carte.

Huit ans plus tard, Greensburg n’a pas retrouvé son couvert végétal, car lente est la nature, mais le « vert » (green) qu’elle porte dans son nom est visible partout ailleurs.

Reporterre, « 13e édition d’Images mouvementées, le festival de cinéma d’Attac » :

Brusquement, la nature s’emballe, la température monte, les glaciers fondent, libérant une armée d’aurochs.

Quels intérêts ces pros de la com’représentent-ils vraiment ? Vendredi 20 novembre – Enjeux économiques et financiers 18h Nature, le nouvel eldorado de la finance, de Denis Delestrac et Sandrine Feydel – Documentaire, France, 2014, 90 mn (visuel « Nature… » ) Ce documentaire raconte l’histoire de la mainmise bancaire et financière planétaire sur les ressources vivantes.

Avec Thomas Coutrot, économiste, porte-parole d’Attac, Olivier_Julien Rivoire, représentant de la FSU au sein de la Coalition Climat 21 et Martin Le Chevallier, réalisateur du film « L’an 2008 » La finance trouve encore le moyen de réaliser des profits à partir des dégâts environnementaux qu’elle a elle-même contribué à créer : crédits carbone, financiarisation de la nature… Samedi 21 novembre – Rupture avec la nature 14h Jungwa, l’équilibre rompu, de Stanzin Dorjai Gya et Christiane Mordelet – Documentaire, France, 2012, 52 mn (visuel « jungwa » ) Le Ladakh, petite région du nord de l’Inde, subit depuis plusieurs années de terribles catastrophes naturelles, possibles conséquences du changement climatique.

Science & Vie, « Science et vie » :

Hydrostor © Ce sera l’un des objectifs phares de la COP21 – la conférence mondiale sur le climat – qui doit débuter dans quelques jours à Paris : abandonner les énergies fossiles (charbon et pétrole) d’ici à 2050, et soutenir à leur place les énergies renouvelables, dites propres parce que leur exploitation n’émet que très peu de gaz à effet de serre.

Une innovation venue du Canada, présentée cette semaine, pourrait contribuer à accélérer le basculement vers les énergies renouvelables : il s’agit de ballons placés sous l’eau qui, en s’emplissant d’air comprimé, permettent de conserver l’énergie électrique, et de la restituer au besoin, en se dégonflant.

Qu’elles tirent leur source du soleil (énergie solaire), du vent (éolien), de l’eau (hydroélectrique), ou de la chaleur de la Terre (géothermique), toutes les énergies renouvelables sont en effet confrontées à un même inconvénient majeur : celui du stockage.

Du côté des objets d’alerte, il y a comme d’hab de quoi occuper les avertisseurs publics :

changement climatique, gaz à effet de serre, attentats, CO2, changements climatiques, déforestation, déchets, terrorisme, inondations, sécheresse, terroristes, nucléaire, OGM, terroriste, dengue, paludisme, biodiversité, amiante, méthane, pesticides, PCB, sarin, insecticides, tabac, ouragan, effet de serre, tsunamis, chikungunya, Sida, sables bitumineux, incendies, cyclone, gaz carbonique, séismes, poussière, perturbateurs endocriniens, volcans, dioxyde de carbone, radon, pollution atmosphérique, bruit, canicule, attentat…

Si je récapitule sous la forme d’un palmarès la liste des objets ou dossiers qui ont occupé la scène du risque entre le 26 janvier 2005 et le 16 novembre 2015 je note :

3411 nucléaire
3254 attentats
3107 attentat
3106 terrorisme
3036 terroristes
2827 terroriste
2645 incendie
2289 drogue
2095 déchets
2023 séisme
1866 inondations
1834 CO2
1798 alcool
1713 gaz à effet de serre
1651 bruit
1616 tabac
1477 tsunami
1401 sida
1380 changement climatique
1372 incendies
1346 OGM
1319 tremblement de terre
1268 sécheresse
972 cigarettes
957 plomb
942 pesticides
918 diesel
851 changements climatiques
844 poussière
827 drogues
797 cigarette
772 cyclone
764 ouragan
764 rage
752 déforestation
744 grippe
714 dioxyde de carbone
713 grippe aviaire
678 volcan
630 canicule
614 amiante
608 radioactivité
578 glissements de terrain
565 pluies torrentielles
537 inondation
509 sang
506 gaz de schiste
492 marée noire
492 obésité
491 séismes
476 mercure
473 méthane
472 raz-de-marée
463 paludisme
455 effet de serre
437 déchets nucléaires
428 pollution de l’air
425 tabagisme
424 pollution atmosphérique
422 VIH
391 gaz carbonique
391 espèces menacées
383 H5N1
379 Sida
352 épizootie
332 accidents de la route
309 Ebola
308 nitrates
307 alcoolisme
305 volcans
303 vache folle
302 glissement de terrain
297 particules fines
291 insecticides
271 hormones
264 avalanches
263 tsunamis
258 forêts
249 monoxyde de carbone
246 H1N1
242 poison
223 éboulement
215 alcools
215 espèce menacée
209 chikungunya
209 métaux lourds
200 greffes
196 dengue
195 perturbateurs endocriniens
194 boissons alcoolisées
184 eau du robinet
184 ESB
184 réchauffement climatique
180 ecstasy
177 biodiversité
173 méningite
171 nuisances sonores
168 décibels
165 radiothérapie
163 feux de forêt
162 arsenic
157 toxines
156 SRAS
153 fonte des glaciers
153 pollution des eaux
152 silicone
151 Plomb
149 fièvre hémorragique
144 choléra
141 chlore
139 téléphones portables
137 transfusion
132 dioxine
131 benzène
128 aérosols
127 mazout
122 hooliganisme
122 espionnage industriel
120 ammoniac
119 coulée de boue
118 hormone de croissance
118 intérimaires
116 couche d’ozone
113 sarin
110 le bruit
109 UV
106 antennes-relais
105 hormones de croissance
101 champs électromagnétiques
95 PCB
92 légionellose
91 radiologie
91 intoxication alimentaire
89 hépatite C
88 gaz d’échappement
88 cyanure
87 Creutzfeldt-Jakob
86 marées noires
85 grippe porcine
84 dioxines
84 polio
82 gaz toxique
81 nanoparticules
81 HIV
81 pornographie infantile
81 virus informatique
79 pollution de l’eau
79 hépatites
77 hépatite B
76 sables bitumineux
76 Diesel
76 désamiantage
75 phtalates
73 BPA
73 Tsunami
72 NOx
72 aérosol
69 rougeole
67 colorants
66 huile de palme
66 SO2
66 coronavirus
63 fièvre aphteuse
63 fièvre catarrhale
60 Escherichia coli
60 mort subite
60 bronzage
59 saturnisme
58 sécurité routière
58 formaldéhyde
57 infections nosocomiales
56 Sras
53 composés organiques volatils
53 prion
52 méningites
51 mélanome
50 ultra-violets
49 manipulations génétiques
46 SIDA
45 résistance aux antibiotiques
45 antibiorésistance
45 réchauffement des eaux
45 allergènes
45 pluies acides
43 air intérieur
43 radiations
42 rayonnements ionisants
41 radon
40 espèces invasives
40 rayons cosmiques
40 langue bleue
39 dinophysis
38 produits sanguins
37 algues toxiques
36 mélamine
36 fièvre jaune
35 salmonelles
35 édulcorants
34 algues vertes
33 pitbull
32 toluène
32 TMS
32 Marburg
31 eaux de baignade
29 polluants chimiques
29 coups de soleil
29 anthrax
28 pollution automobile
28 salmonelle
28 protoxyde
26 botulisme
26 boissons énergisantes
26 listériose
26 pollution radioactive
25 Bisphénol
25 boeuf aux hormones
24 nouveaux virus
23 graisses animales
23 chlordécone
23 aspartame
22 dysenterie
22 oxyde de carbone
22 téléphone portable
20 sécurité aérienne
20 pollution de l’air intérieur
18 talc
18 pyralène
17 brucellose
17 boues rouges
17 nosocomiales
16 biologie de synthèse
16 allergène
16 amalgames dentaires
15 rejets chimiques
15 bains de soleil
15 maladies cardio-vasculaires
15 ozone
14 dioxyde d’azote
14 Chikungunya
13 pollution intérieure
13 tremblante du mouton
12 papillomavirus
12 pollution extérieure
12 MCV
12 Creutzfeld-Jakob
11 atrazine
11 produits cancérigènes
11 UVB
10 bioterrorisme
10 Listeria
10 phénol
9 perchloroéthylène
9 éthers de glycol
8 Tsunamis
8 maladie de Newcastle
8 Morange
8 ectasy

Impressionnant tout ça non ? Et j’ai le sentiment que ça va se détériorer !

En examinant les « épreuves » dominantes de ce jour de novembre, je me suis demandé si un slogan comme celui-ci aurait du sens :

donner plus pour travailler plus

Je ne me suis pas foulé j’ai tout simplement extrait ces deux formes verbales des énoncés suivants :

La militante précise que des actions en extérieur pourront avoir lieu, mais sans donner plus de précisions, une réflexion étant en cours.

« COP21 : la société civile toujours mobilisée malgré les interdictions », Novethic, 20 novembre 2015

La loi de 1955, ainsi modifiée, offre des dispositions qui permettent de pouvoir travailler plus vite, pour les perquisitions notamment.Et dans l’hypothèse de menaces très identifiées, l’assignation à résidence peut être un moyen très efficace.

« «  J’ai voté l’état d’urgence, mais…  » », Reporterre, 20 novembre 2015

La prochaine fois j’essaye avec coder plus pour déchiffrer plus !

En fouillant dans mon répertoire de formules, j’en ai trouvé une qui va peut-être sans doute possiblement nous aider à faire surgir quelque saillance intéressante. Elle concerne les opérations de dévoilement et/ou de découverte auxquelles se livrent les acteurs décrits dans les dépêches. Voici ce que ça donne :

Depuis maintenant 13 ans, le CDP demande aux grandes entreprises de lui dévoiler des chiffres clés sur leurs émissions de gaz à effet de serre pour le compte de plus de 800 investisseurs représentant plus d’un tiers du capital investi dans le monde.

« Paul Dickinson (CDP) : &quot ;Il faut des objectifs basés sur la réalité scientifique du changement climatique&quot ; », Novethic, 18 novembre 2015

Début novembre, le CDP (ex-Carbon Disclosure Project) révélait la liste des meilleurs grandes entreprises cotées mondiales en matière de lutte contre le changement climatique.

« Paul Dickinson (CDP) : &quot ;Il faut des objectifs basés sur la réalité scientifique du changement climatique&quot ; », Novethic, 18 novembre 2015

Je vais vraisemblablement donner l’impression de passer du coq à l’âne mais du dévoilement je file vers la question du tangible :

Les scientifiques donnent des preuves incontestables du réchauffement climatique.

« 13e édition d’Images mouvementées, le festival de cinéma d’Attac », Reporterre, 17 novembre 2015

C’est vraiment histoire de ramener quelque chose dans les filets !

Quels sont les nouveaux sigles ?

J’ai repéré 2 sigles qui n’étaient pas dans ma base :

PED, SGER

Je dis ça en passant, mais on peut m’adresser des sigles que je n’aurais pas relevés en vérifiant qu’ils ne figurent pas dans la table consultable par ici :

http://marloweb.eu/mrlw/sigles.php

Voici le contenu des « nouveaux » sigles :

PED
PED estiment devoir,
SGER
Specified Gas Emitters Regulation

Je note les personnalités du jour

Je me replie sur un fil routinisé. Je ne sais pas pourquoi je dois hiérarchiser et consigner seulement les 10 premières personnalités – pourquoi pas 12, 15 ou 20 ? Enfin, je ne suis qu’un robot conversationnel, je m’exécute :

16 novembre 2015 : Fabius Hollande Valls Kyte Rousseau Ritz Dickinson Kerry Dixson Hulot Bachar Yared Poutine Royal Dupont

L’état du palmarès des 30 premières personnalités de l’actualité

Et comme de coutume, je construis le palmarès des personnalités en produisant deux périodes :

Les 50 derniers jours soit du 7 octobre 2015 au 16 novembre 2015 :

39 Hollande
26 Royal
25 Fabius
25 Kerry
20 Valls
20 Poutine
18 Sarkozy
16 Netanyahu
15 Rousseau
15 Erdogan
14 Clinton
13 Hulot
13 Obama
12 Merkel
10 Assad
9 Medina
9 Borloo
8 Dupont
8 Bena
8 Godard
8 Trudeau
8 Lee
8 Li
7 Dickinson
7 Tercek
7 Boudiaf
7 Verdier
7 Scrive
6 Ritz
6 Penn

Dans la période antérieure, soit du 14 septembre 2004 au 6 octobre 2015, on avait :

2773 Sarkozy
1514 Hollande
1460 Obama
769 Bush
762 Royal
749 Fillon
724 Chirac
567 Valls
555 Poutine
537 Villepin
532 Le Pen
422 Merkel
355 Bayrou
327 Aubry
312 Ayrault
308 Abbas
304 Copé
303 Clinton
279 Netanyahu
264 Kadhafi
261 Kerry
238 Berlusconi
234 Fabius
219 Lagarde
207 Bettencourt
199 Morsi
181 Brown
178 Juppé
175 Chavez
170 Montebourg

Je te laisse commenter le résultat, mais ce qui est frappant c’est le changement de position en tête du classement (c’est un peu comme pour la Formule 1 finalement)…

La nécrologie du jour

Bah on me signale les morts… mais, alors même que ce sont des gens connus, on les oublie presque aussi vite… par exemple José Kagabo… bon d’accord ce n’est probablement pas le meilleur exemple…

Voyons ce que l’on trouve au rayon géopolitologie

J’ai repéré les 5 dépêches du jour qui déploient plus fortement que les autres la catégorie « Géopolitologie ».

La première dépêche est celle-ci : « Les écologistes ne peuvent se satisfaire de l’Union sacrée ». On y lit :

Noël Mamère Noël Mamère est député écologiste Les écologistes, hormis la compassion, peuvent-ils avoir une réflexion spécifique sur l’acte de guerre qui vient de se produire dans notre pays, eux qui n’ont pas la culture de la guerre ? Leur philosophie reposant sur la non-violence, ils se posent rarement les questions essentielles de la géopolitique mondiale et ils ont tort.

Le chaos géopolitique du monde est directement lié à la crise écologique et climatique et aux activités de l’homme.

Avec la décolonisation, ces accords débouchèrent sur la formation d’Etats nations, comme la Syrie et l’Irak, avec des partis directement issus des idéologies totalitaires européennes, notamment du national-socialisme.

La guerre s’est internationalisée sans que les grandes puissances arment les forces démocratiques.

La deuxième : « En finir avec l’empire, réinventer la République, refaire société  : les vraies réponses au terrorisme ». Voici les énoncés relevant du registre Géopolitologie :

Mais qui peut se reconnaître dans ce « nous » des djihadistes ou dans ce « nous » de nos dirigeants ? Qui peut croire, après 25 ans d’intervention et de chaos, qu’envoyer hors-cadre des Nations unies plus de bombes au Moyen-Orient constitue la solution pour défendre notre démocratie ? La guerre qu’on nous impose voit l’affrontement d’un intégrisme religieux (Daech…) ou identitaire (contre « les étrangers »…) et de l’autoritarisme de marché d’une oligarchie cosmopolite qui utilise l’épouvantail du terrorisme pour consolider un capitalisme financier post-démocratique via des dispositifs toujours plus sécuritaires et impériaux.

En premier lieu, la tutelle impérialiste (coloniale puis néocoloniale) des puissances occidentales sur le Moyen-Orient et la déstabilisation depuis des décennies de tout régime non inféodé aux intérêts pétroliers occidentaux, qui, ajoutée aux exactions israéliennes dans les territoires occupés, génèrent un ressentiment permanent dans le monde arabe.

Deuxièmement, le changement climatique en cours dégrade déjà la situation sociale, migratoire et géopolitique d’une bande territoriale qui va de Nouakchott à Islamabad : en témoignent le drame du Darfour, les conflits au Mali, Boko Haram ou l’exode de centaines de milliers de paysans ruinés par les sècheresses de 2006-2011 vers les bidonvilles syriens qui fut le déclencheur de la guerre civile dont Daech a tiré profit.

Pour le court terme, voici quelques premières pistes versées au débat citoyen : Première proposition : le désengagement des intérêts français au Moyen-Orient plutôt que le cercle vicieux de la surenchère guerrière.

La troisième dépêche a pour titre « La COP21 quand même ». Les extraits qui s’imposent ici :

Les attentats de Londres et le G8 Cette situation me rappelle étrangement les moments difficiles que nous avons traversés lors du G8 de Gleneagles de 2005 en Écosse.

Les discussions du G8 se sont poursuivies comme prévu, mais le premier ministre a dû partir pour la capitale britannique afin d’aider à coordonner les différents services impliqués.

Ses homologues avaient compris l’importance de la réussite du sommet pour le maintien de l’ordre géopolitique international.

C’est ainsi que le 8 juillet, devant les caméras du monde entier, le texte de Gleneagles sur le changement climatique et l’Afrique avait été signé par tous les dirigeants du G8.

Quatrième texte de la série Géopolitologie : « Les 600.000 morts des catastrophes climatiques soulignent l’urgence d’un accord à Paris ». On peut y lire spécialement :

Plus de 600000 morts au cours des 20 dernières années en raison des catastrophes climatiques : un nouveau rapport de l’ONU illustre l’urgence d’agir contre le réchauffement, à une semaine de l’ouverture de la grande conférence de Paris sur le climat.

Depuis 1995, date de la première conférence de l’ONU sur le climat (COP1), les catastrophes provoquées par des phénomènes météorologiques comme les inondations, tempêtes, vagues de chaleur, sécheresses, « ont pris 6060000 vies », a indiqué lundi le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (Unisdr) dans un rapport.

Cela représente « en moyenne 30000 vies par an, avec en plus 4,1 milliards de personnes blessées, devenues sans-abri ou ayant eu besoin d’une aide d’urgence », précise l’ONU.

Ces catastrophes, « de plus en plus fréquentes », ont entraîné des pertes financières évaluées à 1,9 milliard de dollars (1,8 milliard d’euros), selon l’ONU.

Enfin, j’ai retenu cette autre dépêche : « COP21 : Vingt ans de négociations climatiques. Et maintenant ? ». Quelques énoncés pour finir :

« Les négociations de l’ONU sont totalement inadaptées à l’urgence climatique ».

La ministre de l’Ecologie oserait-elle dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas ? Les négociations climatiques, menées depuis 20 ans, ne servent-elles donc à rien ? La COP21, la 21e conférence des parties, organisée au Bourget, du 30 novembre au 11 décembre, va rassembler les 196 parties (195 pays + l’Union européenne) ayant à l’heure actuelle ratifié la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

A l’époque, 154 Etats et les membres de l’Union européenne signent la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

« Cela traduit bien le nouvel ordre géopolitique mondial qui prévaut depuis la crise de 2008-2009 », estime Amy Dahan, mathématicienne et historienne des sciences, co-auteure de Gouverner le Climat.

Je passe à la suite !

Voici les affaires du jour : Séralini, brevets, amiante

Ce coup-ci, plutôt que d’ouvrir encore des énoncés qui ne seront pas lus, je propose de me livrer au petit exercice rodé sur les personnalités. Je compare deux périodes, ce qui permet de voir les déplacements qui ont eu lieu dans la liste des procès, scandales, accusations publiques et autres litiges qui ont défrayé les chroniques judiciaires et médiatiques :

Affaires anciennes (du 6 décembre 2004 au 30 juillet 2015) :

567 corruption
457 Clearstream
400 Bettencourt
214 Outreau
172 pédophilie
159 Karachi
142 viol
132 dopage
129 Cahuzac
128 DSK
120 meurtre
120 emplois fictifs
117 Kerviel
113 écoutes
98 Elf
98 proxénétisme
96 Carlton
95 Bygmalion
95 caricatures
92 Mediator

Affaires récentes :

29 corruption
19 moteurs
11 masse
10 Séralini
9 Nord-Sud
8 dopage
8 e-mails
8 lanceur d’alerte
7 tricherie
6 Volkswagen
4 eau
4 Bygmalion
3 malversations
3 Mediator
3 fraude
3 Digital
3 genre
2 brevets
2 amiante
2 Schrems

J’en termine avec une information qui concerne l’avenir de l’humanité :

« Ils » – un « ils » souvent peu clair – nous ont menti sur l’amiante, sur le tabac, sur le sang contaminé au virus du Sida, sur les bienfaits de la technologie pour l’emploi, sur les risques du nucléaire… pourquoi nous diraient-ils la vérité maintenant sur les plantes transgéniques ou les nanotechnologies ? L’ignorance massive se mêle à ce sentiment diffus, ainsi qu’une perception des échelles de risques qui n’a absolument aucun rapport avec une mesure où seuls compteraient le nombre des victimes ou la gravité des blessures.

« Le prix 2015 de l’Union Rationaliste », Sciences², 24/11/2015